Pour une littérature arabo-orientale "élargie"

By Mohamed Ben Ouirane - novembre 17, 2019




Cultiver le romanesque, du "politique" au "poétique"

A chacun donc de faire évoluer sa propre littérature... sortir des sentiers battus des romans d'émancipation et aller d'avantage dans l'affirmation, le témoignage, ou le réel.

Pendant un certain temps, nous avons enfanté consciemment ou inconsciement une littérature de "combat" en raison de la géopolitique de bien de pays arabes (depuis une trentaine d'année), parfois guerrière, parfois, onirique, très souvent "darwichienne". (un mélange entre le rapport guerre-paix, et la manière dont on le ressent)

Or la palette est large. L'horizon de notre histoire est vaste. Il n'en tiens qu'à nos plumes de décrire de manière romanesque cet élixir chaleureux qui ressort de nos cultures par exemple méditerrannéennes, souvent métissées, d'émotion, sans tomber dans le règne de l'émotivité.

Entre le tabou à tout prix pour se faire repérer de certains maisons d'édition et l'absence de littérature il y'a bien un juste milieu. 

Enfin, il nous faudrait sortir de ce rapport conflictueux à la langue et utiliser la langage comme un langage neutre à porter soi-même. Nous empruntons la langue des autres, mais nous restons propriétaire du langage. 

Enfin, le style lyrique, épique, romanesque au sens descriptif, peuvent être d'avantage exploitées.

L'émergeance d'une littérature Nord-africaine contemporaine, d'Afrique centrale, ou même du Moyen-orient reste limitée, n'attendons donc pas une forme de stabilité politique/géopolitique pour la mettre en valeur ou pour jetter l'ancre sur un bout de papier.

Notes - MB

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