L'Orient et l'Occident entre "répulsion" et "attractivité"

By Mohamed Ben Ouirane - avril 21, 2019


L'une des vraies questions aujourd'hui concerne ce « sentiment d’appartenance » que l’on porte à une culture, une histoire, des événements, qui fonde l'identité première d’une nation. Ceux qui sont nés en France même si leurs parents sont nés dans d'autres nation ont embrassé la nation française. En d’autres termes, qu'on le désire ou non, le lieu naissance détermine la culture de départ de l’individu (Il y’a une sacralité qui touche à ce lieu, qui n'est jamais anodin)

A côté de cela, le « sentiment d’appartenance » peut se situer sur la culture des parents -ou des grands parents, ou à une culture "d’adoption", parfois exotique, que l’on a aimé, ou que l’on apprécie. C’est une culture de la « découverte » pouvant (alors) devenir une « culture d'adhésion »

Eminemment, l’Orient et l’Occident fonctionnent en mode "répulsion-attractivité". Ils sont à la fois en "concurrence" mais aussi: "on se copie", on "s’imite".

Regarder ce qui se passe un peu avec la Chine présentée comme un « danger », une « menace », et un « méchant loup » (dans un certain nombre d'articles de presse). Derrière cette attitude vis-à-vis d’un "nouvel entrant" sur la scène économique mondiale, se cache aussi une relation de coopération, vis-à-vis de la culture chinoise, de ses traditions, de ses savoirs-faire, à travers la philosophie de Confucius.

Le monde actuel n’est pas cadenassé, limité, dessiné, de manière claire. Demain, c’est par la diplomatie de « petits écarts » et « de grands écarts », prenant en compte ce "flou" que pourront se réaliser le dialogue et la relation d'échanges.

Personne n'y échappera: au niveau géopolitique, ou culturel, une « diplomatie nuancée », intégrant le multiculturalisme, le cosmopolitisme, les spécificités de micro-sociétés traditionnelles, seront à prendre en compte

MB - (2014-2015)

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