Vivre ce que l'on sait

By Mohamed Ben Ouirane - mai 23, 2018


























De la connaissance à l'application (clés du dialogue?)

Passer de la connaissance du corpus, des textes, à l'application concrète, c'est le chemin  de la spiritualité. Ce n'est pas l’addition des textes qui fait l'Homme ou le Croyant, mais d'abord bien la manière dont il les vit. C'est à dire la capacité à les ressentir à l'intérieur de soi, à les méditer pour qu'ils deviennent une évidence. La véritable pédagogie, c'est de passer du savoir au savoir-être, du savoir-être au savoir-vivre. Aussi, l'adaptation semble être possible lorsque l'on connait mieux l'Autre, son semblable, ainsi que l'environnement.

L'Autre comme un miroir, car : « ce qu'il peut penser, je peux le penser aussi ».

L'échange nécessite bien de rentrer en contact, pour permettre la communication.

Beaucoup d'attitudes et de postures font partie du comportement permettant  d'échanger dans son environnement mais surtout de vivre à l'intérieur de soi ce qui nous parait essentiel: les connaissances apprises et accumulées au fil du vécu.

On peut bien être une « encyclopédie » et ne pas se sentir concerné par le monde! Articuler le savoir avec la vie quotidienne, comprendre que le monde est ainsi fait, avec ses contradictions, ses injustices….mais que le réel dépend de notre regard, que l'essentiel de la connaissance n'est pas de changer la face de la terre, mais bien de contribuer à son échelle d'individu, à l'avancée collective, de son environnement et de son lieu de vie.

C'est passer du savoir « intellectuel », au savoir « global », c'est à dire celui de l'esprit, donc plus élévateur. Ce que ce l'on apprend et sait a t-il vocation d’être d’être uniquement sur du papier, ou  après lecture nous « porter » vers le haut pour mieux voir l'essentiel des choses ?

Dépasser le regard négatif sur le monde, bien qu'il soit une réalité, pour parvenir  à un regard serein, nécessite d'abord de se sentir apaisé avec sa foi, ses convictions. L'Autre peut être une menace mais, avant d'être une menace, il s’interroge. 

Le regard de miséricorde et d'amour, peut paraître comme une expression « poétique », ou « mystique », mais dans notre philosophie, notre histoire, il est inhérent au patrimoine.

Les psychologues contemporains parlent souvent d' « empathie », les politiques de « tolérance », mais le regard de « bienveillance » va dans ce sens là, il permet d'accepter l'autre tel qu'il a choisi d'être pour permettre un dialogue fructueux.

N’est-ce pas alors par un regard positif sur l'Autre, que l'on peut soi-même mieux vivre en harmonie avec ce que l'on croit.

MB

  • Share:

You Might Also Like

0 commentaires