Changer - Evolution systémique du mode de gouvernance



Sortir de la "crise"

Il n'y a pas de secret à ce niveau: nous entendons parler de la "crise économique" de manière ininterrompue ces dix dernières années, mais il est bien évident qu'après une "croissance continue" ces cinquante dernières années dans les pays Européens, et Occidentaux en général, le système dans sa globalité émet ses signaux d'alertes.

Quelques secteurs qui résistent..
C'est le cas du secteur automobile où  le chiffre-d'affaires des constructeurs automobile est directement lié à la vente de voitures, or dans la conjoncture actuelle, l'achat d'une voiture, par exemple, n'est plus du tout une priorité pour les ménages.

D'autres secteurs se portent bien comme le secteur du "Luxe," mais aussi les "Nouvelles Technologies".  Cependant, le décalage se creuse entre des marges bénéficiaires qui augmentent pour les grandes entreprises, et les salariés des lieux de production, des lieux de productions qui connaissent la concurrence avec des coûts bien inférieurs en Asie.

Des solutions existent
On peut saisir trois orientations (ci-dessous) qui pourraient permettre de réorienter le mode de développement des entreprises vers un équilibre économique.

Néanmoins, il y’a des conditions pour réaliser ce plan : face à des entreprises, qui sont des structures plus fortes financièrement et qui emploient des millions de personnes dans parfois une cinquantaine de pays en même temps, il faut bien un courage politique des pouvoirs publics pour permettre la réalisation d'une régulation de l'économie au niveau international. Sans ce courage politique, un changement économique sera difficilement réalisable.
Il y'a besoin d’une véritable coopération entre Etats pour permettre aux populations de bénéficier de la production des richesses.

- Mode de gouvernance : A quand cette évolution essentielle? des actionnaires qui se partagent les bénéfices au sein d'entités où les dirigeants (Pdg, directeurs..) sont des exécutants bien rémunérés par les premiers au détriment d'une main d'œuvre croissante, et  sans aucune protection face à un licenciement collectif ou une délocalisation. Pourtant, les pouvoirs publics, ont la capacité de pouvoir imposer des limites et proposer des solutions pour une nouvelle administration interne des grandes entreprises (c'est-à-dire au sein des conseils d’administrations). Tout en respectant les actionnaires, leurs imposer des règles du jeu équitables.  

- Partenariat locaux. Il s'agit de partenariats locaux dans les pays où la production  se réalise. On constate que les grandes entreprises agissent librement dès lors qu'ils s'installent dans un nouvel Etat, avec un certain nombre de privilèges fiscaux pour leur implantation, et "quelques" contreparties, des lors qu'ils décident de se délocaliser. Jusqu'à quand ? Combien alors il devient vital d'apporter une réglementation minimum et ajustée de ces implantations, et considérer les acteurs d'implantation sur le plan juridique comme des "partenaires de durabilité" et non des investisseurs de circonstances.
- Une production plus "verte". Produire en respect de l'Environnement et avec des critères d'engagement environnementaux et sociaux, est et doit être une solution applicable et concrète pour permettre un développement économique et systémique en phase avec les défis de demain. L’implication sociale, La RSE –Responsabilité Sociale des Entreprise s’inscrit dans ce sens.Etc. L'écologie doit s'inscrire dans un cadre économique et sortir d'un cadre qui soit seulement "idéologique".

L'atout principal d'un Etat, c'est bien d'une part de passer par l’impôt. Par contre, on remarque toute la difficulté de se positionner de ces derniers, quant à l'imposition qui doit être faites aux grandes entreprises. Ces dernières sont prêtes à aller s'installer aisément dans des pays à moindre coûts, ce que permet la logique de mondialisation actuelle.

Tous les spécialistes de l'économie vous le diront, c'est un équilibre d'action entre le privé et le public, qui permet une évolution de la société vers le "mieux", et non une opposition politico-politicienne entre le privé et le public, qui ne fait qu'affaiblir la majorité des populations qu'elles soient du Nord comme du Sud.

Par conséquence, il faudra bien à un moment donné briser ce cercle vicieux, dans une collaboration au niveau international. Il faudra le faire pour que l'Entreprise de demain prenne le chemin d'une évolution de structure : organisation, répartition du travail et des valeurs, gestion des ressources financières, management dans le travail. Une évolution de structure qui soit adaptée. Une réalisation en Europe, en Amérique, mais aussi en Afrique, en Amérique du Sud, et en Asie...
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Mohamed Ben Ouirane.

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