18 septembre 2015

L'Orient et l'Occident, entre "répulsion" et "attractivité"


Analyse d'une identité cosmopolite émergée


La question aujourd’hui concerne réellement ce « sentiment d’appartenance » que l’on porte à une culture, une histoire, des évènements, qui fonde l'identité première d’une nation. Ceux qui sont nés en France même si leurs parents sont nés dans d'autres pays ont embrassé la nation française. En d’autres termes, le lieu naissance détermine la culture de départ de l’individu. Il y’a une sacralité autour de ce lieu, qui n'est jamais anodin.

Par ailleurs, le « sentiment d’appartenance » peut se situer sur la culture des parents -ou des grands parents, ou à une culture "d’adoption", parfois exotique, que l’on a aimé, ou que l’on apprécie. C’est une culture de la « découverte », pouvant devenir une culture d'« adhésion ».

L’Orient et l’Occident fonctionnent en mode "répulsion/attractivité". Ils sont à la fois en "concurrence", mais aussi: "on se copie", on "s’imite", en même temps qu'on s’oppose. On voudrait être "comme l’autre", mais aussi "être meilleur" que lui.  Tout n’est pas qu’amour, mais tout n’est pas que haine non plus...

On le constate avec la Chine présentée comme un « danger », une « menace », un « méchant loup » dans un certain nombre d'articles de presse en  France. Derrière cette attitude vis-à-vis d’un nouvel entrant sur la scène économique mondiale, se cache aussi un rapport de coopération étroite, vis-à-vis de la culture chinoise, de ses traditions, de ses savoirs-faires, à travers la philosophie de Confucius..etc. 

Le monde d’aujourd’hui n’est pas cadenassé, limité, dessiné, de manière claire. Les frontières sont floues. Demain, c’est par la diplomatie de « petits écarts » et « de grands écarts », prenant en compte ce "flou" que pourront se réaliser le dialogue et la coopération. Ce "flou" est humain. Seul l'humain est capable de nuancer, pour pouvoir "survivre" avec les siens.

Au niveau politique, économique, géopolitique, culturelle, une « diplomatie nuancée », intégrant le multi-culturalisme, le cosmopolitisme, les spécificités de micro-sociétés traditionnelles, seront à prendre en compte si l’on veut que les discussions aboutissent.

Les peuples au final, sont autant complexes que chacun des individus qui les composent.
 
M.B.